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LA FIN DE LA NONCHALANCE ?

 
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Solveig Hunten



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MessagePosté le: Jeudi 26 Avril 2007, 9:00    Sujet du message: LA FIN DE LA NONCHALANCE ? Répondre en citant

C'est la fin de la nonchalance. Cette considération sur l'art contemporain je l'ai glanée dans un cahier culture d'un grand quotidien et l'analyse se poursuivait en faisant apparaître une idée qu'une nouvelle tension dans les préoccupations des jeunes artistes se faisait jour. Depuis le 11 septembre 2001, quelque chose d'autre se dessinerait dans le maelström de la production mondiale contemporaine d'art visuel, une nouvelle façon de se sentir concerné ferait émergence.
Il me semble que ce point de départ est très pertinent et que l'expo 'AIRS DE PARIS' en fait l'expérience. Si on découvre dans le travail des uns et des autres des repères qui font mentir cette approche rafraîchissante (Closky ou Lavier ne se départiront-ils jamais de leur sourire désabusé?) et intimidante à la fois, la plupart des oeuvres présentées permettent de mesurer le chemein parcouru depuis dix ans. On se rappelle une expo de 1999 (?) 'etats des lieux' au mam-vdP qui pourrait être le pendant à la réflxion que tente de mener l'expo 'Airs de Paris'. Plus modestement mais moins enthousiaste, je dirais que les curatrices et autres commissaires y jouaient les mêmes partitions, celles qui veulent mener à une vision globale d'une certaine scène de création, ici celle de Paris . Mais existe-t-elle cette géographie de l'art ? Existe-t-elle encore ? Elle pouvait permettre de cloisonner certaines pratiques. Mais 'la nonchalance internationale' suite à la chute du Mur a eu raison de ces schémas et les nouvelles tensions qui en résultent sont peut-être les fruits de cette uniformisation...New-York disparaît et Shangaï se lève. La scène d'art contemporain a terminé un cycle, celui de l'après-guerre, du moderne au post-moderne des années 90. Cependant il semble que ce nouveau siècle nous inscrit toujours dans le processus historique qui permet à chaque aube de régénérer la création. En cela le concept du classicisme dans la pratique artistique se perpétue. Il y a des oeuvres "fin de siècle" et d'autres "début de siècle" ou aube de millénaire...
De cela, l'expo en témoigne et bien des travaux échappent à la classification en vigueur des musées et de leur collection permanente : à quoi ressemblera le musée qui intégrera les tentatives de ces jeunes créateurs formattés dans les écoles d'art occidentales des années 2000 ? Ce qui me frappe le plus c'est la tentative de donner un ton docte aux artistes en les faisant apparaître comme des gens multipliant les gestes philosophico-sociologico-artistiques alors que justement ils tentent d'autres démonstrations, d'autres monstrations aussi. L'art visuel n'a qu'un rapport très fortuit avec la philosophie car les artistes ne lisent pas ou lisent très mal. Ils font des images qui ne sont pas des illustrations de leurs idées, ou leurs idées ont la consistance des images, leur lisibilité. Ni plus ni moins, reconnaissons-le avec simplicité et observons leur développement.
Comme cette oeuvre merveilleuse de Duchamp, fascinante et si légère qui est le prétexte de cette expo. L'analyse qui nous en est proposée frise le ridicule tant nous nous sentons loin des préoccupations du grand joueur d'échec. Le sentiment soudain m'a envahi en lisant les textes de présentation, comme cela arrive si souvent au Palais de Tokyo, qu'un profond décalage mortifère et aveugle s'installe sur cette scène expérimentale. Par je ne sais quelle pudibonderie contemporaine on préfére engager une analyse sociologique de ces avancées poétiques. Et on obtient à la sortie une présentaion qui laisse un sentiment de frénésie intellectuelle. Une frénésie qui n'a d'égal que la course au spéctaculaire que se livrent les oeuvres choisies. Mais cela peut encore être compris comme le reflet d'un aspect très contemporain de nos sociétés de consommation par contre la négation du classicisme, je veux parler des critères de séléction qui sont les mêmes dans toutes les institutions qui se réclament alternatives, ces conventions tacites sont en décalage avec le renouveau que vit l'art visuel. Ce sont toujours les analyses 'fin de siècle' et objectivantes que l'on peut voir à l'expo 'Airs de Paris' et trop souvent j'ai eu l'impression d'être dans ces écoles d'art visuel à la période des examens : voir des travaux de jeunes amateurs enthousiastes et pleins de promesses que des considérations muséales très prétentieuses - n'est-il pas pire péché que de présupposer de la science des autres ? - font passer pour des gens ayant tout lu, tout vu alors qu'ils ne le revendiquent pas du tout !
En vous remerciant pour ce forum et pour la qualité évidente même si elle est très critiquable de la production de cette exposition, je tiens à vous exprimer mon attente de surprise, d'étonnement. Donnez davantage la parole aux artistes et moins aux commissaires, réévaluons les critères de séléctions pour qu'un autre dialogue puisse exister. Celui-ci, comme on peut le voir dans certains pays du nord, permettra un adhésion bien plus large du public. Loin des conventions qu'a intiées à Paris un lieu comme le Palais de Tokyo, est-ce que ce dialogue entre les artistes et ce large public nous permettra-t-il de sortir d'une utopie si convenue ou de réactiver la puissance subversive de la beauté gratuite et de la quête sincère de vérité ? Ne serait-ce pas là les nouveaux défis des musées ? L'exposition actuelle ne passe-t-elle pas à côté de ce très simple changement de situation ? Plus de retenue, davantage de silence, plus de simplicité ne contribuerait-il pas à redonner à la réfléxion parisienne toujours si élégante sa lumière de fanal ?
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