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L'avenir dure longtemps (1) : Questions à Salvador Juan

 
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Nicolas Bouyssi



Inscrit le: 18 Mai 2006
Messages: 61

MessagePosté le: Vendredi 06 Octobre 2006, 15:42    Sujet du message: L'avenir dure longtemps (1) : Questions à Salvador Juan Répondre en citant

1/ Comment faire perdurer la mémoire d’un lieu qu’on n’habite plus sans le muséifier ?
2/ Si un lieu dont il ne reste rien, où tout a été rasé, a perdu sa mémoire, en reconstruisant ce lieu, combien de temps demeure-t-il inhumain ?
3/ Plutôt que d’aborder les non-lieux comme des atopies, pourquoi, dans le cadre de ce forum, ne pas les concevoir aussi comme des formes d’utopie, — terrae incognitae inédites dont l’exploration et la cartographie restent à venir ?... Bref, peut-il y avoir de l’histoire sans un peu de géographie ?
4/ Puisqu’il est « déjà-là », je ne vois guère comment humaniser un lieu qui ne l’est pas sans d’abord le fréquenter, y être un peu sensible. Le recours aux catégories du vandalisme, de la dégradation, ou le constat du pire, seraient-ils toujours des gages de plus grande lucidité ?
5/ A suivre les cours de Barthes sur le vivre-ensemble, tout est peut-être affaire de proportions. Il s’agirait de « chercher une zone entre deux formes excessives : — une forme excessive négative » (ici le non-lieu comme espace inhumain), et « une forme excessive intégrative » (ici le non-lieu comme espace à tout prix poétique ou plastique), et ce dans le but de trouver « une forme médiane » qui ne témoigne d’aucune complaisance, et qui évite le compromis.
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Salvador Juan



Inscrit le: 28 Aoû 2006
Messages: 8

MessagePosté le: Dimanche 15 Octobre 2006, 16:45    Sujet du message: Questions à Salvador Juan. Courtes réponses de S. Juan Répondre en citant

Questions à Salvador Juan

1/ Comment faire perdurer la mémoire d’un lieu qu’on n’habite plus sans le muséifier ?
Je n’en sais rien. En faisant sans doute de cet espace un espace public.

2/ Si un lieu dont il ne reste rien, où tout a été rasé, a perdu sa mémoire, en reconstruisant ce lieu, combien de temps demeure-t-il inhumain ?
Jusqu’à ce qu’une sédimentation historique se produise, ce qui suppose qu’il soit habité, pas seulement traversé, ou que des rituels collectifs s’y manifestent périodiquement.

3/ Plutôt que d’aborder les non-lieux comme des atopies, pourquoi, dans le cadre de ce forum, ne pas les concevoir aussi comme des formes d’utopie, — terrae incognitae inédites dont l’exploration et la cartographie restent à venir ?... Bref, peut-il y avoir de l’histoire sans un peu de géographie ?

D’accord : il n’est pas d’histoire sans géographie. Cependant, on peut faire l’hypothèse que les « non-lieux » ne sont ni des « atopies » ni des utopies mais la projection au sol de la domination technocratique : les conditions topiques de la dynamique de développement des grands appareils gérant des masses humaines.

4/ Puisqu’il est « déjà-là », je ne vois guère comment humaniser un lieu qui ne l’est pas sans d’abord le fréquenter, y être un peu sensible.

Oui, entièrement d’accord.
Le recours aux catégories du vandalisme, de la dégradation, ou le constat du pire, seraient-ils toujours des gages de plus grande lucidité ?
Je ne comprends pas la question ni son rapport avec la phrase qui précède.

5/ A suivre les cours de Barthes sur le vivre-ensemble, tout est peut-être affaire de proportions. Il s’agirait de « chercher une zone entre deux formes excessives : — une forme excessive négative » (ici le non-lieu comme espace inhumain), et « une forme excessive intégrative » (ici le non-lieu comme espace à tout prix poétique ou plastique), et ce dans le but de trouver « une forme médiane » qui ne témoigne d’aucune complaisance, et qui évite le compromis.

Oui, il appartient aux architectes et aux urbanistes de rechercher « une forme médiane » entre le transit productiviste, que les « non lieux » favorisent, et le communautarisme localiste qui peut virer à la xénophobie.
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